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en 2025
Le 6 février 2025 notre ami administrateur, meunier professionnel, Jean-Noël TRUFFET nous a présenté une conférence sur la transformation des céréales, essentiellement blé tendre et blé dur, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, l'établissement de l'industrie meunière et semoulière en Algérie Française, sa nationalisation par la nouvelle république algérienne. Jean-Noël nous a rappelé nos couscous, nos friteries arabes de la sortie du lycée, nos makhrouds, nos cornes de gazelle, nos beignets, zlabias, (le tout empaqueté, souvenez vous, dans les nouvelles du jour...). Le 3 avril 2025 le président faisait l'analyse de documents de la Bibliothèque Nationale de France concernant les Bureaux Arabes en Algérie, et montrant l'évolution des textes relatifs à "l'Indigénat" (sources : Annuaires Duvergier regroupant les lois, ordonnances, décrets, senatus-consultes). Ces documents décrivent les organisations militaire et administrative des trois départements, et montre le maintien d'un double régime juridique (Islamique et métropolitain), avec mise en application commune de certains articles du code pénal adaptés aux spécificités de l'Algérie, et prescrits par voie d'arrêtés préfectoraux sous le contrôle du gouvernement général, etc...). Le 22 mai 2025, Madame Michèle SERVANT du cercle algérianiste de Valence, nous présentait "Les Femmes de Guerre. Les Combattantes" de l’antiquité à nos jours, celles qui ont su, quand l’occasion leur fut donnée, prendre les armes et exercer un pouvoir viril. La conférencière, véritable Amazone, nous a conquis par sa verve et ses connaissances. Une très belle conférence. Le 25 septembre, nous déposions une gerbe sur la stèle des Harkis dans le parc Paul Mistral. Le 30 septembre, le président de retour d’une randonnée sur l’oppidum du Fraxinet qui surplombe le village de la Garde-Freinet (département du Var), nous a présenté sa visite, et au travers des chroniques latines et arabes, a rappelé l’Histoire de l’occupation sarrasine de la Provence (888 à 972) et le rôle du Fraxinet. D'autres chroniques arabes découvertes récemment apportent d'autres informations et semblent indiquer que le Fraxinet était bien un califat. Le 4 novembre 2025, Michel SANCHO : les chants devenus militaires. En France tout finit par des chansons. Michel Sancho Ingénieur Général de l'Armement (Centrale de Paris et Sup-aéro), nous a présenté un florilège d'anciennes chansons françaises devenues au fil du temps des chants militaires. Sa conférence ayant été très appréciée, Michel Sancho reviendra à Grenoble le 21 mai prochain nous présenter la deuxième partie. Le 5 décembre, nous déposions une gerbe au monument des Diables Bleus, parc Paul Mistral à Grenoble, en souvenir des victimes françaises civiles et militaires tombées pendant la guerre d'Algérie. Le 18 décembre 2025 : Madame Michèle Servant nous a présenté la vie de Saint Charles de Foucauld, son enfance, son adolescence tumultueuse, ses études à Saint-Cyr, sa conversion suite à la rencontre de l'Abbé Huvelin, ses voyage de reconnaissance en Afrique du Nord, sa vie dans le Grand Sud, son amitié avec le Général Laperrine, ses relations avec Lyautey et enfin son assassinat. Une très belle conférence dont nous avons eu la primeur. Un grand Merci à Michèle Servant. Dans un avenir proche, nous envisageons d'inviter Monsieur Alfred SALINAS qui nous parlera des rapports entre entre l'Espagne et Oran durant la seconde guerre mondiale. Nous pourrons aussi traiter les sujets suivants : - Le raïs Hamidou et le registre des prises d'Albert Devoulx ; - l'affaire du Dahra suivant les écrits de Bugeaud, Pélissier et Saint-Arnaud ; - les puits de l'Oued Rhir au Sud de Biskra ; - l'histoire de la légion III Augusta revue et complétée par de nouvelles publications ; - les routes romaines en Afrique du Nord et la grande centuriation de la Tunisie ; - L'histoire des corsaires de l'Islam en Méditerranée ; - Des extraits de la revue africaine ; - La révolte des Kabyles ; - des textes du folklore algérien ; - les peintres orientalistes en Algérie (Musée Bardo, Villa Abd-el-Tif... ) ; - la fin tragique de la mission Flatters ; - Visite complète de Tipasa (suivant Louis Leschi, Jean Baradez et Serge Lancel, directeurs des fouilles) ; - Roger Frison-Roche en Algérie journaliste à l'Echo d'Alger, ses expéditions dans le Hoggar. ... Le président François COLINET. CAMUS Albert – Contre la
pénitence perpétuelle
« Il me parait dégoûtant de battre
sa coulpe, comme nos juges-pénitents sur la poitrine
d’autrui, vain de condamner plusieurs siècles
d’expansion européenne, absurde de comprendre dans
la même malédiction Christophe Colomb et Lyautey. Le
temps des colonialismes est fini, il faut le savoir
seulement et en tirer les conséquences [..] Il est
bon qu’une nation soit assez forte de tradition et
d’honneur pour trouver le courage de dénoncer ses
propres erreurs. Mais elle ne doit pas oublier les
raisons qu’elle peut avoir encore de s’estimer
elle-même. Il est dangereux en tout cas de lui
demander de s’avouer seule coupable et de la vouer à
une pénitence perpétuelle. […] C’est en fonction de
l’avenir qu’il faut poser les problèmes, sans
remâcher interminablement les fautes du passé. »
Albert CAMUS, Chroniques Algériennes, Gallimard 1958, Folio essais, 2002, p. 22-23. SUR LCI, THIERRY ROLANDO, Président du Cercle Algérianiste National
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Après la capitulation
française des accords d'Évian, Houari Boumediene, chef
suprême de l'Armée des frontières, attendait son heure
dans son quartier général d'Oujda. Son homme de
confiance et adjoint, chargé de mission auprès de
l'Elysée, le commandant Abdelkader, alias Abdelaziz
Bouteflika, partageait son impatience et son ambition.
Ces accords d'Evian n'étaient qu'une tromperie. En les signant devant de simples doublures des extrémistes de Tunis, les négociateurs français savaient qu'ils signaient un « papier » sans valeur et qu'ils abandonnaient l'Algérie à la discrétion d'un parti unique et aux mains d'un seul homme, Ahmed Ben Bella, ou de plus fort que lui.
Ahmed Ben Bella qui, abandonnant par la grâce de la France sa vie de château en pays de Loire, déclarait sous les acclamations en atterrissant à Tunis le 14 avril: « Nous sommes des Arabes ! Nous sommes des Arabes ! Nous sommes des Arabes ! ». Dans cette Algérie nouvelle, arabe et triomphante, le F.L.N. s'effondrait, victime de ses rivalités et de ses haines accumulées.
Le G.P.R.A, s'embourbait dans ses contradictions et ses querelles internes. L'exécutif provisoire cloîtré dans le Rocher Noir et confronté aux désertions massives de la force locale, s'avérait incapable de gérer la situation. L'A.L.N. de l'intérieur n'existait plus en tant que troupe combattante.
Fin avril la rupture était consommée entre le G.P.R.A. et le bloc de l'Ouest de Ben Bella. Ce bloc était composé de l'Armée des frontières, dont le chef était Boumediene, de la wilaya I des Aurès, bientôt suivie par la wilaya VI du Sahara et peu après par la wilaya V d'Oranie d'où étaient originaires Ben Bella et Bouteflika. Les autres wilayas restaient fidèles au G.P.R.A. Aucun de ces trois hommes n'avait été associé aux discussions et aux accords d'Évian.
Fin mai à Tripoli Ben
Bella imposait son programme révolutionnaire et
marxiste. L'Algérie deviendrait une démocratie populaire
de fondement islamique. Le 26 juin le G.P.R.A. éclatait.
Le 30 l'état-major de l'Ouest était dissout et
l'Algérie, à la veille de l'indépendance, était coupée
en deux. Ben Bella, avant de lancer ses troupes de
l'extérieur à la conquête d'Alger, décidait d'agir et
d'intervenir à Oran le 5 juillet. Cette date avait été
retenue pour fêter la nouvelle indépendance de
l'Algérie. C'était le 5 juillet 1830 que les troupes
françaises avaient, pour la première fois, pénétré en
El-Djezaïr.
Dans
les coulisses de cette commission s'agitait
l'énigmatique mais sympathique et convaincant René
Soyer, qui avait ses entrées dans tous les bureaux et
milieux. Sa profession plus ou moins avouée de
journaliste laissait sceptique. Homme de cœur
souhaitait-il sincèrement éviter les affrontements entre
les communautés ? « Barbouze » de haut niveau à la
double mission de ne pas provoquer d'intervention de
l'armée française et de faire respecter aux yeux de
l'opinion internationale les accords d'Évian ? Ou
peut-être encore complice d'un plan machiavélique
élaboré en secret à Paris et à Oujda ? On ne le sait pas
encore, les archives n'étant pas consultables. Le 5
juillet René Soyer avait laissé sa place au Grand Hôtel
à Bouteflika et avait installé ses bureaux au 7 de la
rue Floréal-Mathieu dans les locaux de la recette
municipale. Le préfet français Thomas avait prudemment
préféré s'éclipser par Mers el-Kébir. Le nouveau préfet
de la ville, Salah Abdelkader, restait introuvable, Ben
Bella quittait Marnia pour Tlemcen. Le "boucher" Katz
s'enfermait au Château Neuf et confirmait ses ordres de
« rester neutre et n'intervenir en aucune circonstance
». La veille, les « Katiba » du Maroc, cantonnées aux
portes d'Oran, avaient défilé en bon ordre et sans
incidents. La « commission de réconciliation » avait
décidé de maintenir la manifestation populaire prévue en
centre-ville en fin de matinée du 5 juillet. On sait ce
qui s'est passé ce jour-là, vers midi et jusqu'à 5
heures du soir, sans que l'armée française n'intervienne
: le déferlement de hordes primitives assoiffées de
sang, la chasse à tout ce qui n'était pas arabe, les
enlèvements, les abattages sauvages, les disparitions
d'hommes, d'enfants, de femmes surtout, dont les proches
qui survivent ne font encore aujourd'hui qu'une seule
prière : « Mon Dieu, faites qu'ils soient morts, vite ».
Dans son livre Les oubliés de la guerre d'Algérie,
Raphaël Delpard écrit: « L'apocalypse est atteinte le 5 juillet
à Oran, jour de l'indépendance. Des meutes armées de
femmes et d'hommes, investissent la ville vers 11
heures du matin, se ruent dans les immeubles,
défoncent les portes des appartements et tuent,
égorgent, éventrent tout ce qui ressemble à un
Européen. Personne n'est épargné, ni les femmes, ni
les enfants... Les militaires consignés dans les
casernes ont reçu l'ordre de ne pas intervenir.
Comment ont-ils pu vivre cette journée du 5 juillet
avec les hurlements des Français que l'on assassinait
et dont ils devaient entendre les appels de détresse ? »(1). 1 - DELPARD (Raphaël), Les oubliés de la guerre d'Algérie, p. 129, éd. Michel Lafon, février 2003. 9 - A quelles hécatombes condamnerions-nous ce pays sî nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner ? », conférence de presse du chef de l'Ètat français du 26 octobre 1959.
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Le 19 mars, par Evelyne Joyaux
« Par la menace implicite qu’elle exerce et la peur qu’elle suscite, la culpabilisation permet au manipulateur d’obtenir des concessions. Alexandre Del Valle « L’homme qui se sent coupable perd en même temps son efficacité et le sens de son combat. Convaincre l’homme que, sinon lui-même, du moins ceux qui sont de son côté commettent des actes immoraux, injustes, c’est amener la désintégration du groupe auquel il appartient. Roger Mucchielli - La Subversion
Sous la Présidence de Jacques Chirac, une loi votée en 2005 a fixé au 5 décembre de chaque année l’hommage aux Morts pour la France en Algérie. Pour le Chef de l’Etat cette date correspondait à l’anniversaire de l’inauguration du Mémorial édifié à leur mémoire, en 2002, quai Branly, à Paris. Elle ne se rattachait donc à aucun évènement politique ou à aucune tragédie spécifique dont le choix, ou l’interprétation, auraient été susceptibles de diviser les Français. En 2020, le Président Macron a mis en marche le processus inverse. Il a réactivé les anciennes fractures en désignant M Stora, figure emblématique de l’histoire militante, pour le conseiller dans la sélection de nouveaux repères relatifs à notre histoire en Algérie. Avant même de lire le rapport rédigé par ce dernier, nous savions que la commémoration du 19 mars, date du « Cessez-le-feu » et des Accords d’Evian, ferait partie de ses propositions. C’est en effet la première citée, sans qu’il soit fait référence aux causes de l’opposition qu’elle a toujours suscitée. Par contre, quelques jours avant la 19 mars 2021, l’accusation portée par le Président de la République française contre son armée pour l’exécution d’un avocat du FLN, lors de la Bataille d’Alger en 1957, était imprévue. Nous n’avons pas appris que M. Macron attendait une démarche semblable de la part de l’Algérie concernant l’assassinat des enfants d’El-Halia, les victimes des bombes du Milk-Bar ou du Casino de la Corniche, pour ne citer qu’eux. La commémoration du 19 mars est devenue une arme politique. Elle ne l’était pas après 1962 comme le déclarait devant l’Assemblée Nationale le député du Tarn Jacques Limouzy : «Personne, -je dis bien personne, n’aurait alors songé à illustrer d’une manière particulière ce 19 mars». Il ajoutait que le nouveau Premier ministre d’alors, Georges Pompidou, avait fait deux déclarations devant cette même Assemblée pour l’alerter sur «…toutes sortes d’exactions, d’internements arbitraires, de rapts, de massacres, et notamment de Harkis bientôt impossibles à chiffrer». On établira plus tard qu’ils firent beaucoup plus de victimes que celles dénombrées depuis le 1er novembre 1954. De Valéry Giscard d’Estaing à Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, les Présidents successifs ont tous écarté l’idée d’une « célébration » du 19 mars. On est donc en droit de s’interroger sur l’objectif de ceux qui reviennent sans cesse à la charge pour l’obtenir. Avec sa subtilité habituelle le Président François Mitterrand ne nous indique-t-il pas qu’il faut en chercher les raisons lorsqu’il déclare: «S’il s’agit de décider qu’une date doit être officialisée pour célébrer le souvenir des victimes de la guerre d’Algérie, cela ne peut pas être le 19 mars». En effet, s’il s’agit d’autre chose que du souvenir des victimes, de quoi cette date doit-elle devenir le symbole ? Le Parti communiste nous éclaire sur ce sujet. Dans sa proposition de loi du 7 juillet 1998, il cite les raisons qu’il a de vouloir officialiser le 19 mars. Après avoir invoqué l’hommage aux souffrances endurées par les combattants, le texte précise : «…cette mesure aurait une autre conséquence importante. Elle favoriserait la reconnaissance du caractère de guerre des opérations menées par la France en Algérie, au Maroc et en Tunisie. »…L’essentiel vient à la fin : « En aidant à reconnaître que la France s’est engagée entre 1952 et 1962 dans une véritable guerre qui ne peut être oubliée, la reconnaissance du 19 mars créerait les conditions d’une meilleure compréhension de la nocivité du colonialisme et du mépris voué aux peuples en lutte pour leur liberté. » (Cf texte intégral de la proposition de loi, en annexe). Soulignons que la proposition de loi du PC plaçait, à dessein, la Tunisie et le Maroc, qui étaient des protectorats récents, sur le même plan que la Régence d’Alger conquise par la France sur les Turcs en 1830. Ce territoire nommé officiellement «Algérie», par ordonnance royale du 15 avril 1845, allait donner naissance à des départements qui, en 1962, étaient donc plus anciennement français que Nice et la Savoie. Le concept de guerre d’Algérie Dès les attentats du 1er novembre 1954, les « intellectuels » français voulurent imposer le concept de « guerre d’Algérie » ; une manœuvre dont le Gouverneur Général Jacques Soustelle eut très vite pleinement conscience et dont il comprit les implications. En 1955 il répondit aux signataires du « Manifeste contre la guerre d’Algérie » : « On commence par poser en principe qu’il y a une guerre en Algérie…. Un état d’insécurité sporadique et variable, des attentats individuels, des embuscades, des incendies, est-ce la guerre ? Sans doute dira-t-on, c’est une question de définition. Mais dans ce cas, le seul fait d’appeler « guerre » ce qui se produit en Algérie est déjà un geste et un choix. …. Il y a donc là dès le début et sur le point le plus important, une équivoque, -involontaire ?- qui consiste en ceci, que l’on baptise arbitrairement « guerre » un état de chose très particulier, et qu’instantanément le mot est pris dans son sens plein et habituel, avec tout le cortège d’images qu’il évoque. Ce tour de passe-passe est évidemment destiné à créer un complexe de culpabilité. » (Cf. le texte intégral de la lettre de Jacques Soustelle aux intellectuels, en annexe). Aujourd’hui, si l’on prétendait que la France est « en guerre » contre une partie de son territoire parce que des attentats y sont commis, cela ne reviendrait-il pas à anticiper une séparation possible ? En effet une « guerre » reconnaît l’existence de deux « forces » clairement identifiées ; une ingérence internationale n’est plus à exclure. Dès 1955 Jacques Soustelle savait que le choix de ce mot par les signataires du Manifeste n’était pas anodin. Impropre à l’époque, il donnait pourtant un cadre et un début de réalisa on à l’idée de séparation. Ce n’est qu’en 1999, soit 37 ans après l’indépendance, que le concept de « Guerre d’Algérie » finira par être imposé. Ce que Robert Bret, sénateur communiste des Bouches-du-Rhône, commente ainsi : «En 1999 le parlement français unanime votait une loi reconnaissant l’état de guerre en Algérie ; rétablissant ainsi la vérité historique en même temps que l’honneur des combattants. La nation rendant ainsi sa dignité au citoyen combattant…» Mais bien avant cela, dans l’opinion publique française, l’expression « la Guerre sans nom » était devenue familière. Le cinéma, la presse, l’édition s’y étaient employés. Aujourd’hui elle est encore utilisée dans le but de dénoncer le refus de la France de reconnaître les faits, de minimiser sa violence ; elle l’est surtout dans le but de l’établir définitivement comme puissance occupante de l’Algérie. Mais si tel est le cas comment nommer les Harkis, d’ailleurs bien plus nombreux au sein de l’Armée Française que ceux qui la combattaient ? Comment nommer les porteurs de valise ? La Guerre et la Paix
Evelyne Joyaux DOCUMENTS ANNEXES
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Crier la vérité !
Accroissement des populations indigène et européenne d'Algérie 1 : Grande famine 1866-1868. - 2 : Première Guerre mondiale. - 3 : Seconde Guerre mondiale.
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mise à jour : 26 mars 2025
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