Cercle Algérianiste de Grenoble, de l'Isère et sa
                  région


Association des Français d'Afrique
                  du Nord



Le jeudi 1er octobre 2020 à 10h30 au Golf international de Bresson,
route de Montavie 38320 Bresson,
le cercle algérianiste de Grenoble aura le plaisir de recevoir
Andrée Dijou-Czerny qui présentera son livre :
1846 Destination : l'Afrique

« Destination : l'Afrique » ou « Destination : département de l'Afrique ». Telles sont les mentions qui figuraient sur les passeports que l'administration française fournissait aux candidats au départ pour l'Algérie dans les années 1840.

1846, Chapareillan, Isère, un paysan quitte son village avec sa famille et d'autres migrants. Ils vont constituer une famille, installée dans un village à une vingtaine de kilomètres à l'ouest d'Oran, Bou-Sfer.

Andrée Dijou-Czerny tente de reconstituer l'histoire de ses ancêtres, mêlant enquête généalogique, récits familiaux, photos et reconstitution de l'époque à laquelle ils ont vécu.

Andrée Dijou-Guiffrey a quitté l'Oranie, à l'âge de 6 ans.
Ses parents, petits agriculteurs, sont venus à Brens avec «Mamita», sa grand-mère paternelle, une Guiffrey. Elle a joué son rôle, comme les femmes de la famille, pour transmettre le souvenir des lieux, des rites quotidiens et des gens.
Andrée, professeur de lettres, a eu l'envie et le besoin de retrouver ses racines. Dans cet ouvrage qui a nécessité quatre ans de travail, elle part sur les traces des Moret, proscrits du coup d'état de 1851, partis en barque de Collioure, des Dijou et des Guiffrey, paysans de misère arrachés à leurs montagnes iséroises, des Cazalet, crève-la-faim des Pyrénées… Ce travail de bénédictin a commencé par une collecte orale auprès des derniers vivants et celle des photos jaunies où il faut «reconnaître». Puis, elle est passée au travail d'archives, obstrué ou ralenti, une partie de l'état civil étant inaccessible dans les wilayas algériennes.
Dans les archives départementales en France et celles de l'Outre-Mer à Aix, elle a consulté beaucoup de registres militaires, car pour les plus pauvres, l'armée était souvent l'unique issue. Des fragments de récits, des parcelles de vie, des coups de chance et des coups de blues…

«On ne ressemble pas aux caricatures»

Au bout de cette quête patiente, Andrée a cousu ces bouts de mémoire pour en faire une belle trame sensible, où la grande histoire laisse le premier plan à des êtres de chair, des besogneux, comme ce Jean Dijou, du 2ème zouave, écrasé par un foudre de vin, photographié sur son lit de mort en 1888. Au terme des 270 pages ordonnées en rubriques, une conviction : «les pieds-noirs, nous sommes des gens comme les autres, on ne ressemble pas aux caricatures faites de nous». À lire ce regard par-dessus l'épaule sur une longue histoire des «deux fois déracinés», on comprend qu'ils possèdent en propre le deuil d'un passé indigeste et du pays perdu.
Née à Oran, l'auteure quitte l'Algérie à 6 ans avec ses parents. Après des études à Toulouse, Agrégée de Lettres, elle enseigne et vit en Algérie, au Québec, en Égypte, en France. Après 6 ans d'enseignement au Québec, elle rédige en 2002 un travail universitaire : "Quête du frère, quête identitaire dans un roman de Jacques Poulin : Volkswagen Blues." (Université du Mirail). En décembre 2018, les éditions l'Harmattan publient son ouvrage "1846, Destination : l'Afrique". Elle vit actuellement dans la campagne tarnaise, partageant son temps entre lecture, écriture et voyages.
 

Prix du repas : 39,00 euros
Programme de la journée :
Café offert avec viennoiseries à partir de 9h30
Début de la conférence : 10h30
Aux environs de 12h00 : apéritif et déjeuner.
Remarque importante : Conformément aux recommandations ministérielles, chaque participant devra se munir d’un masque et le porter en salle de conférence et dans les locaux du golf, excepté à table. Il est demandé aussi de respecter les "gestes barrières".
Le gel hydro-alcoolique sera fourni.
Vous pouvez régler votre participation au repas soit sur place, soit par virement SEPA sur le compte du cercle algérianiste de Grenoble, dont voici l'IBAN :
FR76 1046 8024 8949 6261 0020 020
BIC : RALPFR2G
Dans ce cas, il convient d’accompagner le règlement d’un courriel d’information à notre trésorière Francette Diaz : francette.diaz@wanadoo.fr

Nous devons nous engager sur un nombre de repas qui seront payés au restaurant même s'il ne sont pas pris. Donc, merci de faire savoir à Francette Diaz par courriel si vous comptez participer à cette journée, que je vous souhaite très agréable, car en croisant les doigts, je suis certaine que la météo sera avec nous.
Je vous adresse mes cordiales et affectueuses salutations algérianistes.
La présidente Monique Alessandra
pour réserver par mail :

magnes@jalessandra.fr

francette.diaz@wanadoo.fr





Cercle algérianiste national

Fédération des Cercles algérianistes


Le 30 juillet 2020
Communiqué de presse

Emmanuel Macron
en marche vers la repentance



Le chef de l’État, Emmanuel Macron a confirmé son grand dessein : réconcilier les mémoires françaises et algériennes.

Deux historiens ont été, dans cette perspective, désignés par la France et l’Algérie pour bâtir ce socle mémoriel ; pour l’Algérie, Abdelmadjid Chikki, ancien combattant du FLN aux propos toujours revanchards ; pour la France, Benjamin Stora, historien idéologue militant, dont la proximité avec le pouvoir algérien a été constante. Cet entre-soi mémoriel en dit long sur la conception d’Emmanuel Macron en matière de pluralité des mémoires et des souffrances.

Le chemin semble donc tracé, c’est celui peu courageux de la repentance, qu’a choisi le chef de l’État, lui qui avait tenu, à Alger, avant son élection, des propos indignes assimilant la présence française en Algérie à un « crime contre l’humanité ».

À l’heure même où les mouvements extrémistes racialistes déversent leur haine de la France et de son histoire, Emmanuel Macron a choisi de poursuivre la voie mortifère de la repentance qui ne connaît jamais de limites.

Le Cercle algérianiste rappelle que le chemin de la paix entre la France et l’Algérie exige l’équité des mémoires et que chacun reconnaisse sa part d’ombre.

Comment accepter une nouvelle auto-flagellation de notre pays alors même que l’Algérie n’entend ni reconnaître les pratiques esclavagistes de ceux qui occupaient le pouvoir à Alger avant la France, ni les crimes commis par le FLN contre des dizaines de milliers de Pieds-Noirs et de Harkis, drame politiquement incorrect sur lequel Emmanuel Macron préfère jeter un voile d’ombre ?

Le Cercle algérianiste, principale association de Français d’Algérie, condamne avec vigueur la voie choisie par Emmanuel Macron et s’opposera à toute vision hémiplégique de l’histoire car la guerre d’Algérie, comme la présence française en Algérie, ne peuvent s’écrire en noir et blanc.

Thierry Rolando
Président national du Cercle algérianiste





Prochaine conférence du cercle algérianiste de Grenoble
(à une date restant à déterminer)
dans la salle de conférence de l'école hôtelière Lesdiguières
122, cours de la libération 38000 Grenoble
à 18h00 à la conférence du Professeur Jean-Pierre DEDET


« L'oeuvre des frères SERGENT - l'Institut Pasteur d'Alger »


Jean-Pierre Dedet, est professeur émérite à la Faculté de Médecine, université de Montpellier.

Nés en Algérie, Edmond et Étienne Sergent firent leurs études de médecine à Alger, puis se spécialisèrent en microbiologie à l’institut Pasteur, à Paris.

Edmond dirigea l’institut Pasteur d’Algérie de 1912 à 1962 et Étienne le service de lutte antipaludique de 1904 à sa mort, en 1948.

La conférence trace un bilan succinct de l’oeuvre impressionnante de ces deux savants dans le domaine de la recherche scientifique et médicale et de la santé publique.

Les principaux thèmes abordés concernent un grand nombre d’agents infectieux responsables de maladies humaines, animales et végétales, ainsi que la lutte antipaludique en Algérie.

La conférence est illustrée des magnifiques dessins des cahiers de missions d’Edmond Sergent.



Monique Alessandra
 

  magnes@jalessandra.fr

                     

 




 Henry Baconnier nous a quittés     La Victoire oubliée du Corps Expéditionnaire
                      Français     Le Corps Expéditionnaire
                      Français en Italie     Le Service de santé des Armées dans les
                      territoires du sud algérien


 Revue l'Algérianiste     la valise aux trésors du
                      oued-master


 le RACING UNIVERSITAIRE
                      D'ALGER par Maurice Faglin     la réinstallation des
                      pieds-noirs en Gironde par Laure Maurice   

 CRIER LA VERITE par le
                      Professeur Pierre GOINARD     Nos paquebots par Pierre
                      DIMECH    Pharmaciens de l'Armée d'Afrique

 Notre-Dame d'Afrique  Timgad par Maurice CRETOT     Le colonel-aviateur Jean
                      Baradez archéologue en Algérie par André LEBERT

 Yves Boutin, premier soldat
                      de l'Armée d'Afrique par M. R. BOUGEOIS          O Tipasa par félix LAGROT



 Deux expositions la guerre
                  d'Algérie par l'UNC du Dauphiné, et une exigence de
                  vérité et Harkis au camp des invisibles d'Elisa Cornu


 Bilan des expositions Harkis
                    au camp des invisibles et Guerre d'Algérie, une
                    exigence de vérité     Quatre articles du Dauphiné
                    Libéré     Blog de l'Union Nationale des
                    Combattants du Dauphiné


 Exposition Harkis au camp des
                    invisibles Plaquette du Conseil Général des Bouches
                    du Rhône



Dernière mise à jour : 18 septembre 2020                            nouscontacter@cagrenoble.fr