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ARIA
A Maryse Santiago En
témoignage de ma fidèle amitié
J'entends chanter la mer au fond
de ma mémoire, Ballade au rythme sourd, comme un
ressac lointain, Qui m'envoûte et me hante et me rend
dérisoires Tous les chants de la terre aux multiples
refrains.
C'est une mélodie en moi,
qui veut éclore, Comme en ce coquillage en spirale
enroulé, Que l'on porte à l'oreille et qui
semble l'enclore, Malgré l'éloignement et le
temps écoulé.
Cet air qui a bercé ma
rêveuse jeunesse Et d'un tempo plus lent anime ma
vieillesse, C'est le même toujours que je peux
percevoir.
Quelque soit la saison, que ce
soit deuil ou fête, C'est l'aubade des flots si prompte
à m'émouvoir, La poignante aria qu'engendre la
tempête.
Giens le 7 octobre 2002
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